Mangifera indica

Umwembe est appelé Manguier en Français ; Mango en Anglais

Propriétés

La décoction d’écorce de manguier qui contient beaucoup de tanin est très astringente. Le décocté dans de l’eau d’un morceau d’écorce bien nettoyée de 10 cm par 10 cm qu’on a fait bouillir dans un litre d’eau pendant dix 10 minutes permet d’obtenir un liquide utile pour laver les plaies, les brûlures et contrôler les infections.

Des expériences en laboratoires montrent que l’extrait aqueux de poudre d’écorce est anti-inflammatoire, analgésique, et hypoglycémique. L’effet observé suit l’augmentation de la dose d’extrait absorbé (entre 50 et 800 mg /kg dans une étude Indienne)

Cela corrobore l’utilisation traditionnelle de l’écorce de manguier dans les phénomènes douloureux d’origine inflammatoire (rhumatisme articulaire par exemple) et pour contrôler le diabète de type 2.
D’ailleurs à cuba on peut trouver le « Vimang », un extrait aqueux d’écorce de manguier, qui est couramment utilisé. Une étude chilienne de 2001 a confirmé le pouvoir anti-inflammatoire et anti-douleur du « Vimang » avec une dose moyenne efficace 54mg /kg.

Une étude cubaine chez des volontaires montre que le Vimang améliore de façon significative les symptômes observés chez des patients diabétiques de type 2, des asthmatiques, des porteurs d’un adénome prostatique, et dans certaines maladies de peau (psoriasis, lupus) Cette étude sur plusieurs centaines de volontaires montre que la prise de cet extrait d’écorce de manguier (vimang) améliore également le confort de vie des personnes souffrant d’un cancer.

Principales indications traditionnelles

En Afrique l’usage le plus commun de Mangifera indica est fébrifuge. Pour traiter les fièvres banales on utilise notamment la décoction de feuilles.

Pour traiter les fièvres intermittentes paludiques les feuilles sont le plus couramment utilisées, mais aussi les racines et les tiges le sont également et préparé sous forme d’extraits ou en décoction le plus souvent avec d’autres extrait végétaux comme les feuilles de papayer (Carica papaya), de goyavier (Psidium guajava) …

L’usage antidiarrhéique et en cas de maux de ventre est également très répandu.

On utilise le macérat ou la décoction dans de l’eau ou l’extraction au vin de palme de feuilles, et ou d’écorces et de tiges en voie orale.

La décoction de feuilles et d’écorces, expectorante et décongestionnante, est fréquemment utilisée en cas de toux et de bronchite.

Contre les maux dentaires ou de gencive, la décoction de feuilles ou d’écorces est utilisée en bain de bouche, la poudre d’écorce ou la macération de jeunes fleurs sont, elles, utilisée en application locale.

En cas de troubles hépatiques les feuilles de Mangifera indica sont l’un des ingrédients de préparations variées.

Le noyau desséché et pulvérisé est un ancien remède antiparasitaire intestinal. La poudre de noyau très amère est mélangée à du miel ou de la confiture.

Les jeunes feuilles peuvent être utilisées pour traiter la diarrhée, la dysenterie, l’ulcère, les calculs rénaux et les plaies.

Différentes parties de la plante ont également des usages antivénériens, anti-hémorroïdaires, antidiabétiques, hypotensifs…

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